Dailies de "La Zone"

La Zone

Un homme a l’occasion de quitter sa routine de vie en franchissant une porte dépaysante.

Ce film a été réalisé dans le cadre du mémoire de fin d’études du réalisateur, Gaultier Durhin, et du mien. Son travail portait sur l’immersion cinématographique à l’heure du numérique, et Gaultier voulait donc essayer de réaliser un film immersif. Pour disposer d’une image la plus définie, afin de projeter le film à des spectateurs beaucoup plus proches de l’image que dans le cadre d’une projection traditionnelle, nous avons eu la chance de bénéficier du soutien d’Angénieux, qui a mis à notre disposition une Sony F65 et une optique 16-42 DP. Nous avons également disposé d’une dolly et d’un bras de grue, qui nous ont permis de dynamiser le cadre, autre facteur d’immersion sur lequel Gaultier voulait jouer un maximum.

Mon travail de mémoire portant sur l’approche du travail de l’image sur un plateau à l’heure du numérique, je me suis imposé un environnement de travail très léger, épuré de tout outil d’assistance et d’analyse de l’image. J’ai donc travaillé dans une configuration « 35mm » : exposition à la cellule, accès limité au cadre (je n’étais pas cadreur), pas de moniteur ni d’oscilloscope, vision des rushes une fois par jour en fin de journée.

Les conditions de production de ce film nous ont contraint à restreindre l’équipe technique : j’ai donc été à la fois chef opérateur et assistant opérateur de ce film. Cette configuration était possible du fait que Gaultier assurait le cadre et que la configuration caméra était très légère. Deux machinistes complétaient l’équipe image.